Jeux de table


  Que sont devenus nos bons vieux jeux de société qui animaient nos soirées et occupaient les dimanches après-midi pluvieux? Comme il était agréable de se retrouver autour d’une table, pour décaniller les petits chevaux des parents, de mettre le grand frère dans la prison du monopoly, ou de flanquer une pâtée à papy en criant « dame ».

  C’est qu’ils avaient tout pour nous séduire, ces jeux anciens riches en couleurs, habillés de dessins romantiques et joyeux. Rappelez-vous de ces boites de cubes, dont les six faces appartenaient à un dessin différent qu’il fallait reconstituer.

  ..Et le jeu de l’oie qui vous embarquait dans une spirale, à coups de marche avant et marche arrière, mais qui vous conduisait irrémédiablement au ciel! 
 
 

Combien de gamins ont plus facilement appris le nom des départements en recomposant un jeu de puzzle, que sur le banc de l’école primaire. Chacun se rappelle que 6+1 ou 5+2 ou 4+3 ça fait toujours 7 et que c’est la somme des faces opposées d’un dé à jouer. Et le loto…et le nain jaune. Les premières traces des jeux de société, datent d’environ 2500 ans avant notre ère. Les tout premiers apparus seraient les osselets, puis les dés (qui n’avaient pas la forme d’un cube, mais celle d’un tétraèdre pyramidal). On a retrouvé les plus anciens dans des tombes de Mésopotamie. A la même époque, les Egyptiens jouaient aux dames, il existe au musée du Caire, des bas-reliefs représentant deux hommes assis autour d’un plateau quadrillé, avec des pions noirs et blancs.
 

La petite histoire nous dit que l’ancêtre du jeu d’échecs aurait été inventé par un militaire qui se morfondait sous les murs de Troie, et qui voulait occuper l’interminable attente de ses soldats. Une seconde version un peu plus crédible nous indique que la première mention du jeu d’échecs remonte au Persan KARMANAK, en 610. Arrivé en Europe au 9è siècle, le jeu d’échecs aura distrait plusieurs de nos rois, dont Charlemagne, qui aurait joué dit-on les bijoux de la couronne. Les règles du jeu tel que nous le connaissons, remontent au milieu du 16è siècle.

Le jeu de l’oie serait apparu à l’époque de saint Louis, quant aux cartes, probablement arrivées d’Inde, elles firent leurs premières apparitions à la toute fin du 14è siècle, en France, pour divertir le roi Charles VI et sa cour. Richement décorées et enluminées, elles étaient de véritables petites œuvres d’art, fabriquées une à une et peintes à la main, elles étaient destinées à la table de jeu du roi.

Et aujourd’hui encore, quoi de plus convivial qu’une bonne partie de belote disputée entre amis qui n’arrêtent pas de joyeusement s’engueuler. Que de bons souvenirs et quelle franche rigolade quand votre voisin crie « quine » et qu’il emporte un dindon vivant sous l’œil désespéré de son épouse!

  Qu’on ne me parle pas de console vidéo ou de jeu sur ordinateur…la technique et le savoir faire sont superbes…mais ou sont le plaisir partagé et la convivialité?

 

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